Réflexologie plantaire

Le pied est un miroir du corps humain

Le pied est un véritable miroir du corps humain ! A chaque zone réflexe correspond une glande, un organe, une partie du corps.
La réflexologie plantaire est un soin par le toucher, qui utilise des pressions sur ces zones réflexes pour localiser les tensions et rétablir l’équilibre dans les parties du corps correspondantes. Elle mobilise les processus d’auto-guérison du corps, dans une approche globale de la personne. Chaque pied compte plus de 7200 terminaisons nerveuses ! Grâce au toucher réflexologique spécifique (la reptation), ces terminaisons nerveuses sont activées de façon mécanique, et un influx nerveux est envoyé à la moelle épinière et au cerveau. En réponse, ceux-ci vont transmettre une information de régulation vers les parties concernées. C’est alors les capacités d’auto-régulation du corps et d’homéostasie qui sont stimulées. L’oxygénation et l’irrigation du corps sont favorisées, les tensions se libèrent.

réflexologie plantaire

Plus vous voulez vous élever, plus il faut avoir les pieds sur terre. Chaque arbre vous le dit.

Michel Tournier, La fugue du petit poucet

Histoire de la réflexologie

Chine, Egypte, Inde...

La réflexologie…. une histoire ancienne ! La réflexologie plantaire est une pratique manuelle vieille de 5000 ans ! La médecine chinoise reconnaît depuis longtemps les liens entre une partie du corps et une autre, ce qui constitue l’une des bases de la réflexologie. L’idéogramme pied en chinois signifie littéralement : « partie du corps qui sauvegarde la santé ».

pied ideogramme chinois

La trace la plus ancienne de pratique apparentée à la Réflexologie remonte à 2330 av JC, en Egypte, avec cette peinture retrouvée à Sakkarah, dans le tombeau d’Ankhmahor, un pharaon médecin. Sur son sarcophage étaient représentées des scènes de soins dentaires, d’accouchements, d’embaumements, de pharmacologie et … de réflexologie ! On y observe des soins des pieds et des mains. La traduction de ses hiéroglyphes : « ne me fais pas mal », « je ferai en sorte que tu me remercies », laissent penser qu’il ne s’agit pas d’un simple massage, mais bien d’un traitement en réflexologie !

réflexologie Egypte

On retrouve au travers de l’histoire et de la planète de nombreuses traces qui laissent à penser que la réflexologie a continué à être pratiquée, et a voyagé jusqu’à nous. Ainsi, en Asie : cette empreinte du pied de Bouddha est illustrée par différentes petites cases. Dans cette représentation les orteils correspondent à la tête, siège de l’intelligence et de la plupart de nos organes sensoriels tels que l’ouïe, la vue, l’odorat, le goût… Dans la relation hindoue, les pieds de Vishnu sont largement garnis de symboles.

pied de bouddha
vishnu réflexologie

Histoire moderne et développement de la réflexologie

Au début du 20e siècle, un médecin américain spécialiste en ORL, le Dr Fitzgerald, s’est intéressé à cette technique de « traitement pas les pieds » (et par les mains). Il propose un découpage du corps en 10 zones longitudinales et verticales, du haut de la tête au bout des orteils, et met au point ce qu’il appelle la thérapie zonale. Il constate en effet qu’une pression locale sur un doigt ou un orteil a un effet antalgique à distance, sur une des 10 zones du corps, et que cela peut donc calmer la douleur ressentie dans la zone douloureuse. Il utilise cette thérapie zonale dans ses actes d’opération ORL.

Eunice Ingham, physiothérapeute, collaboratrice du Dr Fitzgerald, a poursuivi ses travaux de recherche. Elle affine le repérage des zones, et met au point une véritable cartographie où tout l’ensemble du corps est représenté sur les mains et les pieds. Elle écrit le premier ouvrage de réflexologie, et ouvre la première école. Eunice Ingham est considérée comme la pionnière de la réflexologie moderne en occident, dans les années 1930. De nombreuses écoles ont découlé de son enseignement, appelé  Méthode Ingham. Elle a également mis au point la technique particulière du toucher réflexe sous forme de reptation, appelée “la chenille”.

zones-dr-fitzgerald
Eunice Ingham

L'approche du réflexologue

Chaque personne arrive avec ses tensions, sa demande, son besoin. L’approche réflexologique consiste à replacer cette tension, ce besoin, dans un ensemble, dans le fonctionnement global de la personne. On parle de méthode holistique. On tente de comprendre le fonctionnement physiologique qui expliquerait que la tension est apparue, et de faire un travail de fond qui permette, au-delà du symptôme, de rétablir l’équilibre dans l’ensemble du corps. On vise à aborder la cause, l’origine du trouble. On considère donc le corps dans son ensemble. Le corps a d’impressionnantes capacités d’équilibration, d’autorégulation. Parfois il est débordé et n’arrive plus à faire face à tout le travail d’équilibration qu’on lui demande et il se met dans une situation d’équilibre avec ce qu’il a à disposition. La réflexologie est alors comme un médiateur, un « coup de pouce » pour aider le corps à mettre en œuvre ses capacités de  réparation et d’harmonisation.

Dans quel cas contacter un réflexologue ?

La réflexologie permet d’aborder tous les troubles dit fonctionnels, c’est-à-dire qui ne sont pas mécaniques, ou lésionnels. Prenons l’exemple d’un mal de dos. Si le problème est mécanique, comme une scoliose, on ne pourra bien sûr pas remettre le dos droit (!), mais « seulement » soulager les tensions qui découlent de ce problème mécanique. On pourra donc avoir un effet partiel sur les symptômes, mais pas influencer la cause, l’origine. Par contre, sur des tensions musculaires dorsales liées au stress, on pourra travailler les zones symptomatiques du dos, mais surtout travailler sur les zones nerveuses et physiologiques du stress, et éviter ainsi que le symptôme ne revienne. C’est alors un véritable travail de fond qui peut se faire.

Trois contextes favorables à un soin en réflexologie :

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Prévention et détente

La réflexologie soutient le corps dans ses fonctions d’autorégulation, elle permet donc de prévenir les troubles et les dysfonctionnements, notamment liés au stress.

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Accompagnement dans les maladies chroniques ou sévères

La réflexologie constitue un véritable accompagnement pour les patients atteints de maladies sévères ou chroniques, elle est alors un complément au suivi médical conventionnel, indispensable. Les patients trouvent un confort dans cette pratique, qui aide à mieux supporter les traitements parfois lourds et leurs effets secondaires. La réflexologie permet de soulager également le stress et l’anxiété liés à la maladie, de soutenir les fonctions du corps et l’énergie vitale, de favoriser le sommeil et la digestion…

Un aspect plus curatif

Si la réflexologie agit sur des troubles et tensions concrètes et « palpables » du corps, il faut savoir qu’elle permet aussi d’aborder des problématiques plus nerveuses et émotionnelles…

Contre-indications à la réflexologie :

Le déroulement d'une séance de réflexologie plantaire

La séance de réflexologie plantaire dure 1 heure environ. Elle débute par un entretien, qui permet de préciser la demande, et de faire un point sur l’état de santé général et le fonctionnement de la personne reçue. La première séance est généralement plus longue, avec un recueil plus approfondi des informations.

icones pieds

Elle se poursuit par un temps de toucher/détente du pied, qui permet de préparer la suite de la séance en détendant à la fois le pied et tout le corps, et en permettant une ouverture à la suite du soin. Ensuite le toucher réflexe débute (toucher spécifique et précis de digitopression) avec un «protocole» individualisé pour chaque personne. Les zones travaillées peuvent varier d’une séance à l’autre, en fonction de l’évolution des tissus plantaires eux-mêmes, des besoins…Les zones travaillées sont celles correspondant à l’endroit du symptôme, mais aussi les organes, glandes, parties du système nerveux qui influencent le fonctionnement en question ; ainsi que les zones énergétiques en jeu.

icone pied

Les zones réflexes correspondant à une partie du corps qui n’est pas en équilibre ou qui a besoin d’être travaillée peuvent être sensibles voire un peu douloureuses. Le réflexologue adapte son toucher pour que la sensation reste supportable. Cette sensibilité perçue marque la dimension de soin de la réflexologie, et la différencie d’un simple massage bien-être du pied…Lors de cette partie de la séance, le réflexologue s’appuie donc à la fois sur le ressenti du receveur pour se faire une idée des zones à travailler, mais aussi sur son propre ressenti. En effet, les tissus plantaires peuvent être tendus, ou au contraire «mous» ; ils peuvent être encombrés, avec des granules, correspondant à des toxines, des dépôts d’acide urique. Le but est alors d’assouplir les zones tendues, de re-dynamiser les zones molles, de désengorger et nettoyer les zones encombrées, tout en envoyant une information de régulation et d’équilibration à la partie du corps ou à l’organe concerné.

Le suivi en réflexologie

Chaque personne est différente et va réagir à sa manière. Dans le cadre de la relaxation ou dans le cas d’une tension récente, aiguë, une seule séance peut suffire. Par contre pour l’accompagnement d’un trouble ou d’un dysfonctionnement chronique ou ancien, un suivi sur plusieurs séances est préconisé. Il faut le temps que le corps retrouve son équilibre, et que cet équilibre s’installe durablement. Le nombre et la fréquence des séances est à définir au cas par cas, et les préconisations se dessinent souvent au cours du suivi, en fonction de l’évolution et du ressenti de la personne. L’idée est d’être à son écoute. La personne qui reçoit les séances a une part active dans le choix de la poursuite du suivi, c’est elle qui sait et qui ressent ce qui est bon pour elle ; le réflexologue apporte uniquement son conseil. On peut cependant donner des pistes, des grands axes sur cette question du nombre et de la fréquence des séances. Il faut au minimum une semaine entre 2 séances, le temps que le corps intègre toutes les informations, les digère en quelque sorte. Mais il ne faut pas plus d’un mois d’espacement en début de suivi; les bienfaits de la séance précédente risqueraient alors d’être perdus.
Après la première séance, en fonction du ressenti du receveur, s’il souhaite poursuivre, on peut en général dire que 3 séances plus rapprochées (entre 1 à 3 semaines) constituent un bon premier socle. On peut ensuite poursuivre pour approfondir ou consolider les effets obtenus, par des séances plus espacées, d’un mois environ.
Les séances s’arrêtent lorsque la personne se sent mieux, qu’elle est satisfaite de l’évolution. Des séances ponctuelles peuvent reprendre plus tard si le besoin s’en fait ressentir. Une séance isolée peut alors être efficace, puisqu’une sorte de mémoire du corps s’est installée. Le corps réagit directement à la sollicitation proposée, là où il aura fallu un cheminement plus long en début de suivi.

Réflexologie et Energétique chinoise

Comme nous l’avons décrit dans la partie Histoire, la réflexologie moderne est souvent issue de la méthode Ingham, et c’est à cette approche que j’ai été formée initialement. La dimension physiologique et métabolique est très présente dans cette approche pour la compréhension des troubles et de leur traitement.
Mais les fondements que sont l’énergétique chinoise sont encore bien présents dans plusieurs écoles de réflexologie et chez certains praticiens. Je me suis formée à cette approche, qui apporte de beaux compléments et une réelle ouverture. Selon l’énergétique chinoise, c’est l’interaction dynamique du Yin et du Yang qui crée un équilibre et une tendance vers une évolution. L’apparition de la maladie est la conséquence d’un déséquilibre du yin et du yang, le soin consiste alors à restaurer cet équilibre. La santé n’est alors pas uniquement perçue en termes de désordres métaboliques du système nerveux… mais aussi dans sa dimension énergétique.

D’après l’énergétique chinoise, nous sommes composés des cinq éléments : Eau, Bois, Feu, Terre et Métal. Ces cinq éléments ont leurs correspondances physiologiques, et des troubles et pathologies différents s’y rapportent.
Chacun des éléments est sous la « gouvernance » de 2 organes « Ministres » : Rein-Vessie pour l’Eau, Foie-Vésicule Biliaire pour le Bois, Rate/Pancréas-Estomac pour la Terre, Coeur-Grêle pour le Feu, et Poumon-Côlon pour le Métal. C’est en agissant sur ces Ministres que nous allons envoyer l’information pour que l’équilibre Yin-Yang se rétablisse au sein de ces éléments.
Les éléments sont en interaction constante les uns avec les autres bien sûr, comme le sont nos organes et nos glandes dans le corps. C’est sur cet ensemble que nous agissons en réflexologie plantaire.

A quel professionnel s'adresser ?

Le métier de Réflexologue est enregistré au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP n°28179), titre reconnu par l’Etat au niveau II (JO du 21 Avril 2017); cela constitue une belle avancée dans la reconnaissance de notre métier. Mais la profession reste « non réglementée », et tous les praticiens anciennement formés n’ont pas encore pu passer une VAE pour obtenir cette reconnaissance.
Le plus sûr est alors de s’adresser à un professionnel attestant d’une formation longue et sérieuse. L’appartenance à une fédération, comme la FFR (Fédération Française des Réflexologues) ou le SPR (Syndicat Professionnel des Réflexologues) garantit une formation de base répondant à des critères de sérieux et de durée.

Le SPR met à disposition la fiche métier du réflexologue
La FFR notamment propose un annuaire des réflexologues affiliés 

Et pour passer un temps en voiture, en cuisinant, ou simplement posé chez vous… voici une émission de radio à laquelle j’ai participé

fédération française des reflexologues

Le(la) réflexologue est un(e) professionnel(le) de la relation d’aide et de l’accompagnement. L’INSEE le place notamment dans la catégorie « Activité de santé humaine non classée ailleurs » (code APE 8690F). La réflexologie ne se substitue en aucun cas à l’avis d’un médecin et aux examens d’investigations. Conformément à la loi du 30 avril 1946, au décret n° 60665 du 4 juillet 1960, à l’article L. 489 du code de santé publique et au décret n° 96-979 du 8 octobre 1996, il ne s’agit nullement de soins médicaux ou de kinésithérapie.